Le roi Vermina fils de Syphax

Vermina

Quant à Syphax, il fut emmené en captivité à Rome et enfermé dans Albe, devenue prison d'État. Pendant que le Sénat délibérait si on lui conserverait la vie à cause des services qu'il avait rendus en Espagne, ou si on le condamnerait au supplice, parce qu'il avait porté les armes contre les amis de Rome, il mourut de langueur et d'ennui et échappa ainsi à l'humiliation de paraître devant le char de Scipion.

Son fils Vermina, qui lui succéda, eut sa part dans la défaite de Zama : il leva un nouveau contingent et marcha au secours de Carthage, alors serrée de près par l'ennemi ; mais il fut enveloppé par la cavalerie romaine et perdit quinze mille hommes. C'est la dernière action militaire que nous connaissions de lui.

La deuxième guerre punique, à laquelle toute la Numidie avait pris une part si active, venait de se terminer par un traité, en 201 avant J.-C., et la nuit se fait pendante de longues années dans l'histoire de la Numidie occidentale.

Ce qu'il nous importerait de savoir, c'est à quel prince échut notre province à la fin de la guerre.

Par le traité de paix les Carthaginois s'étaient engagés à rendre à Masinissa les maisons, terres, villes et autres biens qui avaient appartenu, soit à lui soit à ses ancêtres; les Romains se réservaient d'ailleurs de déterminer les contrées dans lesquelles ces biens étaient situés. Scipion, avant de quitter l'Afrique, proclama son illustre allié, roi de la Numidie, et lui donna la ville de Cirta. Nous n'avons aucun renseignement plus précis.

La suite de l'histoire de Masinissa nous apprend qu'il tournait ses vues du côté des possessions carthaginoises et non vers le pays des Massésyliens, où Vermina se maintint jusqu'à sa mort. Bien que Gula eût tenu un instant sur sa tête les deux couronnes de Massylie et de Massésylie, il est à peu près certain que les termes du traité ne s'appliquaient qu'aux pays conquis par Syphax sur les héritiers de Gula et ne s'étendaient pas jusqu'à ses propres États.

Ainsi le royaume de Vermina fut renfermé dans ses anciennes limites, c'est-à-dire entre l'Ampsaga (oued Rhumel) et la Mulucha (oued Moulouïa) ; par conséquent la province Sétifienne en faisait partie.

Avec un voisin vaillant et entreprenant comme l'était Masinissa, il ne pouvait y avoir pour Vermina ni paix ni sûreté, s'il n'entrait dans le parti des Romains' II envoya donc des députes i Rome pour s'excuser du passé et rejeter les motifs de sa conduite sur les circonstances au milieu desquelles il s'était trouvé et qu'il n'avait pas fait naître ; les députés protestèrent de ses nouvelles dispositions et de son dévouement, si le Sénat daignait lui accorder le titre d'ami et d'allié. Le Sénat répondit avec sa hauteur ordinaire, que ce titre devait se mériter par de grands services, et que Vermina devait se contenter, pour le moment, d'obtenir la paix. Toutefois, comme la dernière guerre lui avait appris que l'ennemi pouvait toujours trouver des ressources considérables en hommes dans le pays des Massésyliens, il ne repoussa pas les offres du roi. En 200 avant J.-C., il lui envoya des députés qui lui notifièrent les conditions auxquelles la République consentirait à traiter avec lui.

Ainsi, dès cette époque, les rois de Numidie étaient à la dévotion de la République Romaine. Nous verrons plus tard combien la conquête du pays lui fut facile et comment elle lui fut préparée par les princes eux- mêmes.

Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique, et géographique du département de Constantine. Publié par s.n., 1863 vol.7

 

 

Commentaires (1)

1. lesslivePed (site web) 06/11/2012

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